La réunion organisée par le Conseil d'Etat le 6 avril dernier a dressé le bilan du concours 2011, avant d’annoncer les informations suivantes pour le concours 2012 :

Le nombre de postes ouverts au concours complémentaire est ramené à 35, contre 40 l’année dernière.

Les épreuves écrites ne font pas l’objet de changement.

En revanche, l’épreuve orale se voit modifiée. Pour cette année, ceux qui auront la chance de se présenter devant le jury se verront poser plusieurs questions, (très certainement en fin d'épreuve) relatives au parcours du candidat, à leur motivation ou encore à leur connaissance du métier.

A partir de l’année 2013, les modalités du concours évoluent en profondeur.

L’admissibilité tout d’abord doit être distinguée selon qu’il s’agit du concours externe ou du concours interne.

En ce qui concerne le concours externe, les deux épreuves d’admissibilité et les coefficients affectés restent inchangés (dossier : coefficient 2 et dissertation : coefficient 1).

A ces deux premières épreuves s'ajoute désormais une troisième (coefficient 1) de "Questions à réponses courtes" portant notamment sur le droit public, les questions institutionnelles ou encore le droit communautaire. Pour l'instant les questions d’ordre économique et social, que l'on retrouve notamment au concours d’entrée aux IRA, ne sont pas à l'ordre du jour.

Pour ce qui est du concours interne à présent, qui ne concerne a priori que les fonctionnaires de catégorie A, et non les agents contractuels, trois épreuves d’admissibilité doivent être distinguées. Il s’agit d’une part du dossier contentieux (coefficient 2), d’autre part, d’une note administrative (coefficient 1) "type proposition" sur une question de droit public, entendue au sens large, afin de juger de la qualité de l'expression et de la capacité de synthèse et de réflexion des candidats, et enfin de l'épreuve de « Questions à réponses courtes ».

Il faut noter que l’épreuve commune aux deux concours portera sur les mêmes sujets.

Il a également été précisé qu’un concours ne pourra pourvoir plus de 60% des postes ouverts (avec toutefois une possibilité d'ajustement selon le niveau des candidats).

De plus, le nombre de passages restera limité à trois, quel que soit le concours choisi.

Enfin, pour les candidats "malheureux" des années précédentes, les compteurs seront remis à zéro à l’occasion du passage au nouveau concours.

L’épreuve d’admission se voit quant à elle également modifiée, quelle que soit la voie de concours suivie.

L'épreuve dite "classique" de 30 min (coefficient 2) avec l'exposé du sujet tiré suivie de questions uniquement centrées sur le droit public est maintenue.

A celle-ci s’ajoutera à partir de 2013, une épreuve supplémentaire de 20 min (coefficient 1) portant sur le parcours du candidat, sa motivation et sa connaissance du métier. Cette épreuve aura comme point de départ un document "type ENM" pré-rempli par le candidat portant sur son parcours, sa motivation…

Il est envisagé, à ce stade pour cette épreuve orale, soit d'intégrer un psychologue ou un spécialiste du recrutement aux membres du jury, soit de prévoir un entretien du candidat avec un psychologue, qui fera part de ses observations au jury.