Le niveau de ce concours est extrêmement élevé et rassemble des candidats venus d’horizons très divers. De la thèse de doctorat, à l’attaché territorial en passant par les DESS de contentieux, le point commun des prétendants est qu’ils sont tous des juristes spécialisés en droit public. Le concours ne portant que sur des épreuves de droit administratif (une dissertation et une note de rapporteur à l’écrit, et un oral portant sur le droit et contentieux publics), il déroge donc à d’autres concours dont certaines épreuves de culture générale et d’économie peuvent attirer des étudiants issus d’autres sciences sociales. En outre, il a le mérite de recruter des juristes déjà spécialisées et compétents.

L’accès au concours des TA/CAA est largement ouvert, puisqu’il est réservé aux personnes aptes à concourir à l’entrée de l’école nationale d’administration. Autrement dit, l’obtention d’une licence suffit, même si bien entendu, seuls les titulaires d’un troisième cycle ou d’un diplôme équivalent auront des chances de succès. Par ailleurs, la limite d’âge a été modifiée par un texte de 2002 qui permet aux individus ayant 25 ans dans l’année du concours de participer aux épreuves. Cette disposition a eu un effet très bénéfique sur la magistrature administrative, qui a vu intégrer en son sein des personnes venant de terminer leurs études. Il est vrai qu’auparavant, la limite d’âge était fixée à 28 ans. Les candidats avaient donc le plus souvent déjà une expérience professionnelle (le plus souvent, dans la fonction publique). Pour les jeunes juristes ayant la volonté d’intégrer ce corps, il fallait dont trouver une solution intermédiaire entre la fin des études et la date du concours, solution pour le moins peu pratique.

Voici la liste des candidats admis au concours complémentaire des TA et CAA de la session 2006, dont les noms viennent de paraître sur le site du Conseil d’Etat. Félicitations aux nouveaux magistrats !